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 Heaven. [L]

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MessageSujet: Heaven. [L]   Dim 18 Nov - 13:07


« Heaven. »


Elle était née des cendres du désespoir, de la trahison et de la haine. Tel un sombre phénix, elle avait étendu ses ailes de charbon avant de survoler les limbes de son âme. Le vide de l’éternité dangereuse de l’esprit, la lacune que laisse le sentiment d’antipathie envers la vie et la chimère du dégoût. Quelle arrogance que de se dire qu’elle ne pouvait en imaginer l’aspect, tant elle se l’imaginait fait du mépris de sa personne. Pourrait-elle en regarder le reflet, cette apparence futile que nous renvoie une surface réfléchissant ce que nous devons être ? Pourrait-elle y deviner les tréfonds de ce que ses pensées lui dictaient ? Ses pattes s’enfoncent dans le sol à mesure que ses griffes s’y plantent comme pour s’y accrocher démesurément. Elle voulait sentir qu’elle pouvait résister, qu’elle pouvait encore rester dans ces terres qui n’avaient jamais voulu d’elles. Son échine avait frémi lorsqu’elle avait entendu le sifflet de l’arène retentir dans ces tympans, comme un ultrason que la mort leur aurait envoyé d’avance pour les prévenir de leur sort prochain. Elle ne s’était pas élancée comme avait fait tous ces niais, sots et arriérés comme si la mort était à leur trousse. Ah donc ce qu’ils étaient hébétés de ainsi croire que tout se jouait sur cette seconde précise. Loathful avait simplement avancé ne serais-ce que de quelques mètres avant de lancer un regard répugnant et prétentieux aux caméras qui l’entouraient. Ils voyaient en elle une bête de foire mais elle-seule connaissait la véritable exactitude de l’évènement. Leur vie était-elle à ce point soporifique et face pour qu’ils veuillent ainsi fixer des loups combattre ? Ridicules ils étaient, tous comme les autres qui marchaient si bien dans ce jeu. Ils ne pouvaient fuir, ils ne pouvaient courir à en perdre haleine pour sortir de ce cauchemar, pour briser les parois qui entouraient le plateau tout comme leur être. Ils étaient leurs prisonniers depuis toujours, et aucun de loups ne pourrait en réchapper sauf s’ils choisissaient la mort. Loathful n’avait pu longtemps caché tout le mépris qu’elle ressentait de ce maitre qui ne souhaitait que souffrance pour s’amuser lui-même. Mais après elle avait recalé bien loin dans son esprit l’idée de ce monstre hideux qui la contrôlait car il en était si puérile. C’était Elle qui le contrôlait puisque sans elle, il n’y avait pas de jeu pour Lui.

La jeune louve avait longtemps marché en solitaire dans les régions boisées et voir le ciel enfin à découvert lui laissait un léger sentiment de confiance. Elle pouvait enfin voir les horizons et n'avait à trembler pour le chaque moindre bruit qu'elle entendait ou s'inventait. Sans cesse aux aguets, elle se méfiait sans cesse de rencontrer d'autres loups et supporter ainsi leur bassesse. Devoir les entendre geindre de leur sort impitoyable dans cette arène alors que tous avaient peurs et vivaient avec une tension permanente. Pourtant le besoin de savoir s'ils y avaient bien d'autres personnes autour d'elle se faisait sentir. Pour savoir à quoi s'en tenir surement, pensa-t-elle. Ses yeux scrutèrent les environs humides qui entouraient des lacs divers et des cours d'eau qui sillonnaient les everglades. Quelques bosquets présentaient là leurs ombres étendues alors que les roseaux et fougères ployaient sous la brise qui soufflait. Loathful ne savait plus combien de temps s'était passé depuis le sifflet du commencement. Elle avait tout simplement perdu la notion du temps et il lui semblait que tout s'étendait à l'infini tout comme les paysages de l'endroit. Ou était la fin, où était le début ? Elle qui n'était pas née mais qui avait été crée, en devenait-elle immortelle pour autant ? Les steppes formaient un long parchemin d'herbes qui ne semblaient en trouver un bout. Y avait-il des parois pour délimiter l'ensemble ? Y avait-il des règles pour délimiter la souffrance et la haine qui allait s'ensuivre de ce jeu ? Elle ricana. Elle allait pouvoir observer l'humanité se ridiculiser.





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« I know why the caged bird sing. »

✖ LES ÊTRES NE POURRAIENT VIVRE SANS SOUFFRANCE. ILS ONT AUTANT BESOIN DE MALHEURS, DE TRISTESSE, DE DOULEURS QUE DU BONHEUR. SANS L'UN COMME SANS L'AUTRE, ILS N'EXISTENT PAS CAR POUR CELA, IL LEUR FAUT AUSSI BIEN FAIRE DU MAL QUE FAIRE DU BIEN. S'ILS SONT FOUS, ILS ONT RAISON : ON NE PEUT AVOIR MEILLEUR REMEDE POUR OUBLIER L’ÉTERNELLE ET INFINI NUIT QU'EST LA VIE. L'ENFER CE N'EST PAS L'ENDROIT DU MAL, CE SONT SIMPLEMENT LES AUTRES ; DE NOS AMIS A NOS ENNEMIS. ✖


Dernière édition par Loathful le Mer 21 Nov - 20:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Heaven. [L]   Mar 20 Nov - 20:47


« Avant de négocier avec le loup, mets- lui une muselière. »


Nous étions là, nous tous. Infâmes machines de guerre, créees dans l'unique but d'amuser la galerie. Une galerie de visages tous différents les uns des autres et pourtant unis. Unis par la haine; par la cruauté et le mépris; par l'amour de la violence et de la terreur. Tous ces visages, appartenant aux personnages responsables de cette belle tragédie dans laquelle nous étions enfermés. Tous, tous ceux là, j'avais juré de ne jamais plus les revoir ... une fois que je serai sorti. Libéré de cette folie, de cet Enfer réel. Je m'en irais loin, fuyant cet immondice, ce déchet vivant. Lui, l'être que je mérpisais le plus au monde sans le montrer à quiconque, sans lui laisser la chance d'entrevoir ce qui se cache tout au fond de mon être, cette haine brûlante, tellement acide qu'elle m'en liquéfiait les organes. Je ne pouvais la refouler, elle était bien là, tordant mes tripes, me rongeant de l'intérieur. Et pourtant j'avais toujours été gentil. D'apparence. Avant que les jeux ne commencèrent, j'avais été un gentil toutou, obéissant, quémandant les caresses alors qu'il me jetait dans l'arène. Tel un vulgaire poulet prêt pour un combat de coq. Et pour lui j'avais brisé des nuques, percé des jugulaires et ouvert des ventres. Tout ça dans l'unique but attendre mon heure, celle où j'aurais pu m'échapper, m'enfuir loin, respirer le véritable air, sentir le vent dans ma fourrure. La brise glaciale d'un hiver, le zéphyr chaud d'un été. Ce n'était qu'un rêve, j'allais ouvrir mes paupières et voir la Nature, les forêts immenses et denses ... Mais non, la dure réalité était bien là, j'étais encore une fois dans une arène, je devais combattre encore une fois des loups, mais cette fois-ci c'était plus vaste, un évènement de grande ampleur.

Premier jour. La faim taraudait mon estomac avec force. L'envie de le remplir avec quelques lambeaux de chair était tenace, je n'aurais plus ma ration quotidienne de manière gratuite, j'allais devoir me débrouiller. Apprendre à chasser. Pourtant c'est instinctivement que je me déplaçais, truffe au sol, analysant toutes les informations olfactives que celui-ci m'offrait. Rapidement le fumet alléchant d'un lapin se fit sentir. Les sens aiguisés, les crocs affutés je me mis en chasse. Il n'était pas loin, plus très loin. Il était là ! Tapi dans les fourrés, tentant sans succès de se cacher, d'échapper au prédateur. Il était déjà trop tard. Mes muscles qui une seconde avant étaient tendus s'étaient relâchés. Mes crocs se refermèrent sur sa nuque. le goût métallique du sang empli ma gueule, roulait au fond de la gorge, inonondant mon estomac. Les bruits de mâchoires se débattant avec la peau, le déchirement des chairs et les craquements d'os firent fuir toute faune prédatée aux alentours. Bientôt il n'en resta plus. La proie était engloutie entièrement, tout y était passé. Chairs, organes, peau, poils, os, yeux. Il ne restait plus que quelques gouttes de sang imprimées dans la boue collante de ces marécages.
Je relevai lentement la tête, la douce brise qui arpentait ces contrées apporta quelque chose de connue. Odeur d'un louve que je connaissais, que j'avais déjà senti quelque part. Peut-être à mon insue. Oui, les mains, ses mains. Il était rentré un soir, apportant une foule de nouveaux arômes. Alors j'attendis, j'attendis de voir sa silhouette pour peut-être m'en approcher. Je ne la connaissais pas, mais si il l'avait touchée, ça ne pouvait être une louve ennemie ...

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    « Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
    A cette horrible infection,
    Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
    Vous, mon ange et ma passion ! »
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MessageSujet: Re: Heaven. [L]   Ven 23 Nov - 18:54


« there was no condition, just rules. »


Doucement, l’odeur délicieuse du fumet d’un lapin parvint à son museau avant qu’elle ne frémisse à l’idée qu’elle se l’imaginait seulement. L’arôme persistait pourtant jusqu’à la louve et celle-ci ne put se résoudre à détourner l’attention de l’effluve du mammifère. Elle se tapit doucement sur le sol, retrouvant avec stupéfaction des réflexes ancrées en elle. Elle ne s’en étonna pas pourtant longtemps : il était prévu qu’il sache trouver ses instincts sinon il n’aurait même pas d’identité propre. Mais là était encore de savoir s’ils en avaient une vraiment. Après tout, elle n’était qu’un clone avec un code pour mourir. Seulement, une enveloppe charnelle qui savait peut-être imiter un loup mais qui n’en n’avait jamais été réellement un. Elle avança délicatement dans les herbes avant de s’arrêter brusquement. Soudainement, elle avait frémi, elle avait tourné pour observer les alentours alors que ses pupilles se fonçaient davantage. Et si c’était la mort ? Après tout, ne pouvait-elle pas se matérialiser dans cette arène de cinglés ? Elle grogna dans le vide, n’arrivant pas à prendre le dessus sur les peurs stupides qui lui venaient. Tant de démons pouvaient surgir pour aspirer son âme, sa seule vie : la seule chose qu’elle tenait d’elle. Le seul fil qu’elle avait tissé, le seul lien qui la retenait encore. Elle leva la tête avant de s’apercevoir qu’un loup se tenait à 100 mètres d’elle-même. A la minute même où elle vit la silhouette du loup, elle sut qu’elle le connaissait, comme une évidence marquée. Il était pour quelque chose dans cette histoire, c’est lui qui en détenait la clé. Elle progressa de quelques mètres afin de pouvoir observer tranquillement le loup qui était non loin. Une fourrure mêlant brun et noir couvrait son corps et ses yeux orange donnaient une impression de force et de vulnérabilité. Il avait un type rare qu’elle n’aurait pu décrire mais qui correspondait bien au loup qu’il lui avait présenté. Bien entendu, elle n’avait jamais été libre de ses actes, de ses choix, c’était lui qui décidait, qui avait choisi ses alliés et ennemis. Ce loup en face se devait d’être de la première catégorie puisque selon leurs deux maitres se tenaient en estime. Si la louve n’avait pas sans cesse des caméras autour d’elle, elle aurait vite fait de partir loin de ce loup mais il fallait respecter ces choix si elle voulait vivre encore un peu et avoir de quoi survivre de sa part. Si elle arrivait à s’attirer ses grâces peut-être chercherait-il des sponsors pour elle. Elle avait simplement posé une condition définitive : Alliés ou ennemis, respect ou haine, quoiqu’advienne leur relation, cela restait Son alliance et elle ne se sentait donc pas obliger d’être adorable avec ce loup et seulement aimable.

La haine envers Tsadkhiel n’avait jamais été réellement fondé sur ses propres sentiments mais seulement sur les quelques impressions qu’elle s’était rapidement faite de lui. Sans avoir à le juger, elle l’avait classé dans la masse des autres loups du jeu qui n’avaient, selon elle, aucun droit d’être sur cette terre. Pouvait-on ainsi créer des benêts dans le seul but de donner la vie ? N’était-elle pas assez précieuse pour que l’on se rend compte un jour ou l’autre de cette population d’arriérés qui vivaient ici ? Seulement, personne n’était capable d’un pareil jugement sauf elle bien entendu. C’était encore son seul esprit qui animait un peu de virtuosité dans ceux des autres lorsqu’elle leur faisait part de sa présence. Elle pouvait ainsi leur prouver leur infériorité conséquente, ce qui les amenait bien sûr à toutes autres sortes de sentiments ridicules comme l’étonnement, la surprise, la colère, l’indignation et pour certains, elle avait même pu observer une certaine folie. Encore que les pires étaient ceux qui s’apitoyaient sur eux-mêmes. Leurs regards miséreux, le coin distordus de leurs babines et tous ces grognements futiles qui en sortaient : ils pensaient mériter de vivre mais ils étaient si inutiles. Avant qu’elle n’entre dans l’arène, elle avait pu avec lui, grâce à lui se répugnait-elle à penser, faire le tour de certaines cages de loups clonés. Avait-elle vu ainsi le visage entier de l’humanité ? Il y avait ceux qui tremblaient, collés contre la paroi, l’échine dressée, les yeux larmoyants en pensant à l’arène qui allait refermer ses crocs sur leur jugulaire. Il y avait ceux qui tentaient de garder une certaine dignité : fier, dédaigneux et avec cette prétention de croire qu’il y arriverait. Les autres se partageaient les sentiments qu’il restait : haine, mal-être, souffrance et espoir. Ce dernier sentiment pouvait subsister en chaque loup mais nombreux l’avaient abandonné car il ne faisait que les rendre plus fragile. Ce n’était qu’une question d’endurance mentale et Loathful était persuadé que l’on ne pouvait se protéger qu’en tombant dans la folie. Ainsi, ces déments particuliers parvenaient à se construire une bulle où seuls eux et leurs démons survivaient. Ils étaient exclus de toute désolation extérieure et rien ne leur parvenait. Doit-on donc tous devenirs fous ? Est-ce là notre seul salut à ce jeu ?. Elle détourna ses prunelles pour fixer le vide, mettant court à ses préoccupations intérieures. Puis, se levant avec souplesse, elle traversa l’endroit où elle était cachée pour se poster devant le loup.

« Ton maitre ne t’a donc t-il pas appris à partager avec ses alliés ? » susurra-t-elle d’une voix mielleuse, son regard prétentieusement levé vers lui.

Son dédain pouvait-il ainsi se voir ? Pouvait-il comprendre à quel point elle haïssait sa bêtise sans qu'elle ne le connaisse ? Pouvait-il comprendre qu'il n'était que le sombre de la nuit alors qu'elle était l'étoile ? Qu'il n'était que la poussière et elle, le souffle qui la ferait disparaître. C'était elle qui négocier avec les autres, c'était elle qui leur apportait un peu de sa lumière. Elle pouvait enfin les éclaire sur leur condition de faible. Ils étaient ridicules. Tous les uns comme les autres. Elle n'avait jamais réussi à trouver un loup ou une louve d'égale à elle-même. Ce devait être une évidence : elle était bien unique.





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